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antichamber                           

katie young (basson)

lou mallozzi (platines, électronique)

benoit delbecq (piano préparé)

claudia solal (voix)

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music 

Improvisations pour un quartet imaginaire, autour du recueil Chamber Music, de James Joyce (1907, première parution).

L’intention première de ce projet a pour moi été d’associer des timbres. La suite logique fut de penser aux musiciens qui s’empareraient d’une partition imaginaire et improvisée, suggérée, enfin, par un fil conducteur, venu un peu plus tard dans la conception du projet : le recueil de poèmes de Joyce, Chamber Music, idéal pour une formation de type chambriste…

Quels instruments, quels musiciens ?
Au départ, j’avais un fort désir de violoncelle, et de clarinette. J’ai pensé à Tomeka Reid, que j’ai très vite écoutée sur disque mais que je ne connaissais pas encore (depuis nous nous sommes rencontrées lors d’une session improvisée à Paris). Puis la clarinette s’est peu à peu transformée en basson, et le nom de Katie Young, s’est imposée à moi. Par ailleurs, j’avais très envie depuis longtemps (les débuts de Kartet, il y a plus de 20 ans !) de proposer à Benoît Delbecq une opportunité de jeu.
Tous les trois ont une forte personnalité artistique et sont d’excellents musiciens; ils sont très mobiles, versatiles dans le meilleur sens du terme, à l’affut, - matières vivantes mouvantes, protéiformes ! Pour notre prochaine tournée française en février 2019, Lou Mallozzi (platines, éléctronique), remplacera Tomeka.

Quelle musique ?
Ce projet, c’est aussi la possible rencontre d’univers riches d’expressions poétiques et musicales très différentes (électro-acoustique, improvisation contemporaine, pop, jazz), fondée sur ce que j’entraperçois de notre capacité à faire s’interpénétrer nos mondes imaginaires, Chaque instrument devenant chant textural ou narratif…
L’idée est de tirer partie de la diversité des timbres, et des instruments en présence, en permettant à de plus petites formes d’émerger et de vivre au sein de la structure du quartet (différents solos, duos, trios), en jouant sur la densité, l’espace, le temps…

Quels mots ? Quel support ?
Un extrait de la note d’édition du recueil réunissant les 36 poèmes de Chamber Music, paru en 2012 aux Editions La Nerthe dans l’agencement initial imaginé par Joyce, en résume les mouvements (son frère Stanislaus Joyce, fit paraître ces poèmes pour la première fois en 1907, selon un agencement différent) : « Il s’agit là d’un parfait petit roman : de la naissance de l’amour, de sa portée spirituelle à sa réalisation charnelle qui conduira, la passion déclinant à une possible amitié nouvelle entre les amants, à une nostalgique et tendre fraternité ».
La plupart de ces poèmes a déjà été mise en musique (notamment par Berio), mais je ne crois pas qu’aucun compositeur ait travaillé sur l’ensemble de l’œuvre, et encore moins à travers le processus improvisé.
Mon envie est plutôt a priori de nous laisser le choix de l’ordre des poèmes, sachant qu’il ne seront pas forcément tous utilisés tels quels : certains pourront être chantés (par moi, mais pas uniquement), d’autres dits, peut-être par bribes seulement, d’autres encore, suggérés par le discours instrumental, nous laissant l’entière liberté de la forme et du fond, en temps réel… une sorte fil d’Ariane, de trame préexistant à notre histoire improvisée.

Claudia Solal




 

O cool is the valley now - Sweet emprisonment - Antichamber Music
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